ou
De la trahison de Dieu de recueille que le blâme
Le jour se lève,
Dors, dors petite âme,
Tu as marqué la trève,
De ta vie tranchante de lames.
Au loin les lacs sont silencieux,
Rien n'ébranle ton sommeil,
Étendue sur ton vin de feu,
Baignée dans ses reflets vermeils,
Es-tu aussi fatiguée,
Que l'on envelopperait sans fléchir,
Ton corps dans de sombres drapées,
Ce dur mannequin de cire...
Le jour se lève,
Péris, péris petite âme,
Nul ne viendra honorer ta sève,
Te laissera, Dieu, pourir de ton blâme.
S. Nemezia



